FROM THE CHRONICLES
Al Nakib Melhem Karam
President of Editors Syndicate

UN NOBLE MILITANT DE LA VÉRITÉ
« La vérité et rien que la vérité »
Tout proche du miroir de l’Éternelle Vérité, Dieu lui a accordé des capacités exceptionnelles, lui dont la vérité était son point le plus culminant, cette vérité qui glissait entre les mains des autres mais jamais entre ses mains ! Melhem Karam vivait au cœur de cette sacré vérité, cette connaissance mystique, mûrissait en lui d’année en année, il disait :
« La vérité est un bien précieux que Dieu nous a donné comme il nous a donné la démocratie et la liberté… Nous devons coopérer pour ne pas défigurer le fondement de l’existence », en poursuivant : « nous sommes des gens censés dire la Vérité et rien que la Vérité… puisque mon devoir était de relater les faits, pas de prêcher. »
Ce sont ses fondements à lui qui ont servi à bâtir cette vérité… Ainsi les pulsations de sa vie battait avec une grande ardeur puisqu’il a opté pour la bonne voie, avec tout un dynamisme au service de la presse Libanaise et sa responsabilité ultime pour la présider merveilleusement en animant et en encourageant les plus grandes plumes dans ses multiples revues, avec un esprit ouvert et intègre et une convivialité permanente. Il accomplissait sa vocation comme ces bâtisseurs des cathédrales, en remplissant inlassablement sa tâche sacrée avec beaucoup de sagesse, de patience et de ténacité. Il affrontait les obstacles rudes qui touchaient parfois la presse en atténuant discrètement les situations conflictuelles, là où les cultures se mélangent ! Toute une ligne de vie tapissée de vérité, fut son objectif principal. Glorifié par Dieu et par sa nation, noble, altruiste et bon qui d’après de grandes lois éternelles vraies et inébranlables, a achevé le parcours merveilleux de son existence.
Environné par une famille à son image et d’un art idéal de l’écriture, du verbe, du syndicalisme et du journalisme, il a achevé son parcours long et riche, le cultivant avec beaucoup de joie.
Son chemin extrêmement abrégé fut parcouru sous les pas d’un père dont le Liban en était fier et qui fut en même temps son héros. C’est lui qui lui a transmis dans ses gènes, cet art de l’écriture.
Melhem Karam a reçu du Bon Dieu, le grand style qui se fût épanoui en lui par la présence aussi, d’une grande Dame qui n’est que sa chère épouse Lili qui tout au long de sa vie lui procurait cette atmosphère reposante et cette sérénité pour lui faciliter ses multiples tâches. C’est elle qui l’aidait avec ses pensées et ses idées créatrices et ensemble ils ont fondé tout d’abord cette belle famille.
« Ce grand patriote Libanais qui n’a jamais cru au confessionnalisme et n’a jamais été sectaire… » ces paroles sont à lui au cours d’un intervenu obtenu par notre grande journaliste Mme. Evelyne Massoud Perucic et qui semblait tenir de la gageure tant l’homme est absorbé par un enchevêtrement d’activités et qu’elle a pu finalement accéder à quelques notions de sa vie. Il disait : « J’appartiens à un pays, un drapeau mais pas une communauté. Nous sommes tous de la communauté de Dieu et de la Nation… »
« J’ai des amis musulmans autant que j’en ai des chrétiens. Je n’ai jamais fait d’analogie, de choix parmi eux. Parfois, mes amis les plus acharnés, ceux qui me défendaient au prix de tout n’étaient pas des chrétiens. » Il faut l’étude de toute une vie celle de Melhem Karam pour déceler le sentier qu’il suivait par étapes et comme elles sont nombreuses…
Il cherchait les couches profondes de la conscience à travers lesquelles se révélait incessamment à lui « l’Éternelle Nécessité » celle de la vérité, c'est-à-dire Dieu. C’est elle « l’Éternelle Loi » qui préside la parole que l’esprit de la nature communique à l’esprit de l’homme lorsque l’âme s’est haussée jusqu’à des méthodes de pensée conforme à l’idée de la vérité qui n’est que la « Lumière Éternelle » et qui est pareille à l’Hymne de l’Humanité qui résonnera à l’Infini.
Dédé Hourani · Collected writings.